Bulletin du MSC | Février et mars 2021

CFS 47 Statements copy

Dans ce numéro:

1. Les toutes dernières informations sur les processus du CSA

2. Point d’information sur le processus indépendant de contestation du Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires (Sommet FSS)

3. Point d’information sur les questions internes au MSC


47e session Plénière du CSA

La 47e session Plénière virtuelle du CSA a eu lieu du 8 au 11 février 2021. Ce fut une semaine intense pour les organisations participantes et les groupes d’intérêt du MSC, car les défis à relever pour assurer une participation et une inclusion complètes et significatives dans le cadre virtuel sont loin d’être pleinement compris, abordés et résolus, un an après le début de la pandémie.

Les groupes de travail du MSC ont fait un énorme effort pour transmettre à la Plénière leurs messages clés, principalement autour du besoin urgent d’une réponse politique globale du CSA à la pandémie du COVID-19, des profondes préoccupations liées au Sommet sur les systèmes alimentaires, du besoin urgent de mieux appliquer le Cadre d’action pour les crises prolongées, du soutien à un mandat ambitieux pour le processus du CSA sur l’égalité des droits entre les genres et l’autonomisation des femmes, ainsi que l’expression de nos fortes réserves à l’égard des Directives volontaires du CSA sur les systèmes alimentaires et la nutrition qui ont été récemment négociées.


Les Directives volontaires du CSA récemment adoptées (VGFSyN)

Le Groupe de travail sur les systèmes alimentaires et la nutrition du MSC a clairement manifesté en séance Plénière qu’il était profondément déçu par le processus de négociation des Directives, qui n’a pas fait l’objet d’une approche et d’une facilitation équilibrées, ni d’une inclusion significative ni d’une méthodologie claire pour le processus de convergence des politiques lui-même. La MSC a également exprimé ses fortes réserves sur le contenu final du texte et sur l’approbation des Directives, demandant à la Plénière du CSA de faire officiellement état des réserves du MSC dans le Rapport final de la CSA 47.

Comme annoncé lors de la session Plénière, le MSC est donc actuellement engagé dans un processus extensif de consultations internes pour parvenir à une décision finale sur le soutien ou non apporté à l’approbation des Directives volontaires, car il n’y a pas eu suffisamment de temps pour évaluer correctement le texte final des Directives, qui n’a été rendu disponible dans toutes les langues que cinq jours avant son adoption lors de la session Plénière du CSA.

La profonde déception des secteurs sociaux du MSC, malgré l’énergie et l’engagement considérables consacrés au processus au cours des cinq dernières années, n’est pas seulement liée au processus mais aussi au contenu des Directives elles-mêmes, car elles ne parviennent pas à intégrer les priorités essentielles du MSC. Celles-ci comprennent, entre autres :

  1. L’absence des Droits humains en tant que pilier central de la transformation des systèmes alimentaires et l’omission spécifique du Droit à l’eau potable et à l’assainissement ;
  2. L’absence de recommandations sur la réduction des pesticides et des produits agrochimiques dangereux ;
  3. La dilution de l’importance et de l’intégrité de l’agroécologie, avec le risque de réduire la portée et l’ambition des prochaines négociations politiques sur l’Agroécologie et d’autres approches innovantes ;
  4. Le manque de reconnaissance des marchés territoriaux et des systèmes alimentaires locaux en tant qu’espaces économiques cruciaux pour les systèmes alimentaires durables ;
  5. Le manque d’identification claire des dommages causés par le marketing trompeur et le financement inapproprié des interventions nutritionnelles ;
  6. Le document ne reconnaît pas les rôles de l’agriculture et de la production alimentaire industrielles dans la précipitation de la crise climatique, la destruction écologique et les pandémies qui en découlent.

Les DVFSyN se sont éloignés de la reconnaissance des multiples objectifs publics des systèmes alimentaires : la réglementation du commerce, de l’investissement et des entreprises pour garantir l’intérêt public est presque inexistante dans le document ; il n’y a pas d’orientation claire pour recalibrer les politiques publiques afin de remédier aux déséquilibres de pouvoir dans la société et aux conflits d’intérêts ; et les Directives sont généralement faibles lorsqu’il s’agit de renforcer les systèmes alimentaires locaux et résilients basés sur l’agroécologie, et l’économie communautaire et publique sur laquelle les systèmes alimentaires locaux et nationaux reposent fortement, en particulier en ces temps de pandémie.

Négociées au sein du CSA, les DVFSyN auraient dû et auraient pu être des « pionnières » en termes de contenu et de processus, s’inspirant du rapport du groupe d’experts de haut niveau (HLPE) et montrant ce que le multilatéralisme inclusif pourrait signifier en pratique pour la transformation radicale des systèmes alimentaires actuellement non durables.


Suivi de la réponse politique du CSA à la pandémie du COVID-19, événement parallèle du MSC et Briefing politique

Le Groupe de travail du MSC sur la Gouvernance alimentaire mondiale, et tout particulièrement les représentants des jeunes du MSC, ont demandé avec insistance au CSA une réponse politique globale face au COVID-19. Un an après l’irruption de la pandémie, ces exigences émanant du terrain sont restées pour la plupart sans réponse voire ont été ignorées. Malgré les initiatives rapides de la Présidence du CSA sur le sujet, informées par le travail substantiel du HLPE, les opportunités existantes dans le Plan de travail du CSA et la forte demande du groupe régional africain, certains membres du CSA se sont opposés et ont fait en sorte que le CSA n’assume pas pleinement la responsabilité d’une réponse politique mondiale urgente, coordonnée et cohérente à la pandémie COVID-19, alors que des millions de personnes souffrent de la faim et que les conséquences dramatiques de cette crise augmentent les inégalités, la discrimination, les violations des Droits humains, y compris par un rétrécissement accru des espaces démocratiques et la criminalisation dans le monde entier.

Le CSA a été réformé il y a 10 ans en raison d’une crise mondiale, et est donc parfaitement équipé pour répondre à cette nouvelle crise, après 10 ans de travail et d’expérience incroyables dans l’architecture de la gouvernance alimentaire mondiale. Le groupe régional africain a pu faire en sorte, avec le soutien du MSC et de l’Espagne, qu’un certain engagement puisse être finalement reflété dans le Cadre de décision du plan de travail du CSA (PTPA). Le Cadre de décision de la CSA 47 pourrait être modifié par le paragraphe suivant qui ouvrirait au moins une voie pour développer une réponse politique significative : « Le Comité (…) a demandé que les impacts de la pandémie de COVID-19 sur les systèmes alimentaires, l’agriculture et la nutrition fassent l’objet d’une réflexion continue et d’une attention particulière à tous les stades de la mise en œuvre des axes de travail du plan de travail pluriannuel approuvé.

Les efforts du MSC pour donner la priorité à cette demande politique se poursuivront dans la période à venir. Vous pouvez retrouver ici toutes les contributions pertinentes du MSC sur le COVID-19 et ici les déclarations plénières du MSC sur le sujet.

Vous pouvez visionner ici et ci-dessous l’enregistrement (en anglais) de l’événement parallèle du MSC co-organisé avec IPES-Food, l’Espagne, Cabo Verde et le Rapporteur spécial sur le Droit à l’alimentation Michael Fakhri « Développer des réponses politiques efficaces à COVID-19. Quels sont les besoins et quel est le rôle du CSA ? »


Adoption des Termes de référence pour les Directives volontaires du CSA sur l’égalité des droits entre les genres et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. 

La 47e session Plénière du CSA a adopté les Termes de référence du processus à venir concernant les Directives sur l’égalité des droits entre les genres et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles dans le contexte de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Ces termes de référence décrivent la raison d’être, l’objectif, la portée et les étapes du processus de convergence des politiques. Le groupe de travail des femmes du MSC s’est félicité de leur adoption lors de sa déclaration en Plénière, exprimant également de grands espoirs pour un processus politique ambitieux.

Après la conclusion de la Plénière du CSA, les travaux du CSA ont repris en vue de la rédaction d’un Avant-projet des Directives. Un consultant principal a été engagé par le secrétariat du CSA pour commencer la rédaction, et une réunion ouverte et inclusive d’experts en matière de genre devrait avoir lieu dans la période à venir pour soutenir les contributions liées aux objectifs des Directives, étant donné qu’aucun rapport du HLPE n’a été demandé pour ce processus politique. Tous les participants au CSA ont été invités à désigner des experts. La sélection de ces derniers, ainsi que le processus et le format de la réunion doivent encore être communiqués. L’Avant-projet des Directives devrait être publié en mai, discuté lors d’une réunion du GTCNL le 25 mai, puis envoyé pour contribution aux consultations régionales du CSA de juillet à octobre 2021. Par la suite, une consultation électronique aura lieu pour conclure cette partie du processus, et toutes les contributions reçues façonneront le contenu du premier projet à négocier.
Le groupe de travail des femmes du MSC commence à préparer son propre engagement. Si vous souhaitez rejoindre le groupe de travail des femmes du MSC, veuillez écrire au Secrétariat du MSC !


Rapport de suivi indépendant du MSC et événement thématique mondial sur le cadre d’action pour les crises prolongées (FFA)
FFA F

Le 9 février 2021, la 47e session Plénière du CSA a tenu son troisième événement thématique mondial consacré au Suivi. Cet événement s’est focalisé sur l’analyse de l’utilisation et l’application du Cadre d’action pour les crises prolongées (Cadre FFA). Le MSC a participé activement à l’ensemble du processus de préparation et a présenté à la session Plénière du CSA les conclusions de son rapport de suivi indépendant ( également disponible dans les langues suivantes : ES EN | AR).

Les interventions du MSC au cours de la session Plénière ont rappelé que le caractère unique du Cadre d’action FFA repose sur l’accent mis sur le traitement et la prévention des causes profondes des crises prolongées, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition. Tout aussi important est le fait que le Cadre d’action FFA reconnaît que le renforcement de la résilience doit accroître la capacité des personnes à prévenir les crises, et pas seulement à spréparer, à les comprendre et à s’adapter. Les États membres ont été encouragés par les interventions du MSC à créer des plates-formes multi-acteurs aux niveaux national et régional pour favoriser l’utilisation, l’application et le suivi de la mise en œuvre du Cadre d’action FFA, et ont invité le CSA à établir des synergies et des partenariats avec d’autres plates-formes pour favoriser cette utilisation et cette mise en œuvre également au niveau mondial.

Le Cadre de décision du CSA sur cette session Plénière comprenait également les demandes du MSC pour une diffusion, une utilisation et une application accrues du Cadre d’action FFA, ainsi que l’engagement pour une collaboration accrue des États membres, des agences basées à Rome, d’autres agences des Nations unies, des groupes constitutifs du CSA vers des plans de mise en œuvre conjoints et coordonnés.

Vous trouverez plus de détails sur les recommandations aux membres et participants du CSA dans le rapport du MSC !


🏭 Lettre du MSC à la Présidence du CSA sur le Sommet sur les systèmes alimentaires

La 47e session Plénière du CSA n’a pas garanti un espace de débat dédié et substantiel à la discussion sur le prochain Sommet sur les systèmes alimentaires de l’ONU (Sommet FSS) et l’engagement connexe du CSA. Néanmoins, de nombreux débats du CSA au cours de la semaine Plénière ont fait référence au Sommet, indiquant la nécessité d’aborder certains de ses aspects critiques. En outre, les deux processus politiques les plus récents du CSA, les Directives volontaires sur les systèmes alimentaires et la nutrition et le processus politique à venir sur l’Agroécologie et autres les approches innovantes, devraient alimenter l’élaboration du Sommet.

Avant la 47e session Plénière du CSA, le Secrétariat du Sommet FSS a décidé d’inviter le président du CSA à rejoindre le comité consultatif, le MSC et le MSP à rejoindre les Pistes d’action et le HLPE à rejoindre le comité scientifique.

Le MSC a exprimé à plusieurs reprises ses profondes préoccupations quant au processus et à l’orientation du Sommet, déclarant qu’il ne sauterait pas dans un train allant dans la mauvaise direction. Le 9 février, une lettre du MSC adressée président du CSA et exposant ses raisons, ses préoccupations et ses conditions d’engagement a été publiée sous la signature de son comité de coordination, rejointe par la signature actuelle de plus de 205 organisations.


Réunions du Groupe consultatif et du Bureau du CSA

L’avant-dernière réunion du Groupe consultatif et du Bureau du CSA a eu lieu le 4 mars 2021. La réunion a évalué la 47e session Plénière du CSA et a commencé à examiner l’ordre du jour de la session Plénière extraordinaire qui se tiendra sur une journée le 4 juin, qui devrait adopter les recommandations de politique générale du CSA sur les approches agroécologiques et autres approches novatrices. Certains gouvernements, soutenus par le MSC, ont essayé de faire en sorte qu’un moment dédié au débat sur le COVID-19 soit confirmé lors de la 48ème session Plénière extraordinaire du CSA de juin, en réponse à l’accord approuvé par la Plénière en février de poursuivre ses délibérations sur le COVID-19. Malheureusement, si on en croit le Compte-rendu de la réunion du Bureau du CSA, cette tentative a également échoué. Les contributions du MSC à la réunion sont disponibles ici !

La dernière réunion du Groupe consultatif et du Bureau du CSA a eu lieu le 6 avril 2021. Le prochain bulletin contiendra des renseignements à ce sujet.


Prochain processus de convergence des politiques du CSA sur l’Agroécologie et autres approches innovantes

Les négociations relatives aux recommandations de politique générale sur l’Agroécologie et autres approches innovantes ont débuté fin mars et devraient être approuvées lors de la 48e session Plénière extraordinaire du CSA, le 4 juin 2021. Ce processus très controversé prévoit deux cycles de négociations : le premier du 29 au 31 mars 2021 et le second du 4 au 7 et 10 mai 2021. Afin d’aborder et de débattre de la méthodologie des négociations virtuelles, le rapporteur, S.E. Yaya Adisa Olaitan Olaniran (Ambassadrice Nigeria), a convoqué une réunion ouverte le 25 février 2021. Au cours de cette réunion, il a été convenu qu’aucune session de nuit n’aurait pas lieu et que les négociations porteraient en premier lieu sur les recommandations, puis reviendraient sur le préambule. Le groupe de travail du MSC finalise ses contributions et ses priorités clés et organise une séance d’information publique le 25 mars pour partager ses priorités clés et ses messages envers le processus.


Consultation électronique du HLPE sur la portée du rapport sur les « Outils de collecte et d’analyse des données pour la sécurité alimentaire et nutrition » 

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Le HLPE a lancé sa consultation électronique sur la portée du rapport sur « Outils de collecte et d’analyse des données pour la sécurité alimentaire et nutrition », qui devrait être lancé en 2022. La date limite pour les soumissions était le 21 mars 2021. Le rapport, qui fournira des recommandations au groupe de travail du CSA, permettra de

  1. identifier les obstacles qui empêchent la collecte, l’analyse et l’utilisation de données de qualité dans la prise de décision ;
  2. identifier les lacunes spécifiques de haute priorité dans la production et l’analyse de données qui ne sont pas couvertes par les initiatives en cours ;
  3. souligner les avantages de l’utilisation des données ainsi que les coûts d’opportunité de la non-utilisation des données pour les décisions ;
  4. illustrera les initiatives qui ont encouragé les décisions fondées sur des preuves dans l’agriculture et la sécurité alimentaire dans les secteurs public, privé et universitaire, ainsi que les approches qui n’ont pas fonctionné ;
  5. fournira des idées sur la manière d’assurer que la collecte de données et leur utilisation donnent la parole aux personnes les plus touchées par les politiques découlant de ces données, y compris les agriculteurs et autres producteurs alimentaires.

Vous pouvez consulter ici la contribution collective du MSC à la consultation électronique. En outre, vous trouverez plus d’informations sur le nouveau groupe de travail MSC sur les données dans les dernières sections de notre Bulletin.


Point d’information sur le processus alternatif au Sommet de l’ONU sur les systèmes alimentaires

FR Shift awayLe MSC fait partie intégrante du processus indépendant visant à contester le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires (Sommet FSS) depuis le lancement de l’Appel ouvert aux organisations de la société civile et des peuples autochtones en octobre 2020. Depuis lors, le nombre d’organisations internationales, régionales et nationales, appartenant ou non au MSC, qui ont activement rejoint ce processus indépendant n’a cessé d’augmenter. Les premiers appels mondiaux ont eu lieu en décembre 2020, et des appels thématiques sur les dialogues nationaux, le plaidoyer international et l’accaparement du sommet par les entreprises ont été organisés début février. Le Comité de coordination du MSC a convenu de rédiger une lettre au président du CSA sur le Sommet des systèmes alimentaires, qui a ensuite été rendue publique le 9 février à l’occasion de la Plénière du CSA 47. Dans les semaines qui ont suivi, plus de 200 organisations internationales, régionales, nationales et locales ont signé cette lettre. Le président du CSA a pris l’initiative d’organiser un dialogue sur la lettre entre la direction du Sommet FSS et le groupe de liaison du MSC, réunion qui s’est tenue le 24 mars 2021. Malheureusement, la conversation a montré très clairement que les principales préoccupations formulées dans la Lettre du MSC sur le Sommet FSS restent sans réponse adéquate. Le Processus indépendant et la Coordination du MSC ont donc convenu d’organiser des contre-événements au Pré-Sommet qui sera organisé à Rome du 19 au 21 juillet. Plus d’informations peuvent être trouvées sur le site web dédié au MSC.


📢Point d’information sur les questions internes au MSC

Nouveau groupe de travail sur les outils d’analyse des données

Le MSC lance un appel à rejoindre le nouveau groupe de travail sur le « Data ». Ce groupe de travail sera chargé de préparer le contenu, l’élaboration, l’analyse, la vision et les demandes du MSC en vue du processus politique du CSA sur la collecte de données et les outils d’analyse pour la sécurité alimentaire et la nutrition, qui devrait avoir lieu en 2022. Afin de rejoindre le groupe de travail, veuillez écrire au Secrétariat du MSC à cso4cfs(at)gmail.com.

Nouveaux membres latino-américains du CC : Cône sud, Région andine, Amérique centrale et les Caraïbes

Le processus de renouvellement du Comité de coordination dans les sous-régions du cône Sud, de la région andine et de l’Amérique centrale et des Caraïbes s’est achevé en janvier 2021 et le MSC souhaite la bienvenue aux nouveaux membres du Comité de coordination (CC) :

  • Perla Álvarez Benitez (Conamuri – CLOC), Cône-sud
  • Miriency Gónzalez (MAELA) – Région andine
  • Taina Hedman et « Mani » Jorge Stanley Icaza (IITC) – Amérique centrale et Caraïbes

Nous souhaitons un bon travail aux nouveaux membres du CC et exprimons notre vive gratitude aux membres sortants du CC de la région, Rodolfo Gonzalez Greco, Antonio Gonzalez et Gabriela Cruz,
pour leur engagement et leur implication au cours des 4 dernières années !

Le processus de renouvellement du Comité de coordination du MSC pour la période octobre 2021-octobre 2023 sera mené entre avril et juillet 2021. Plus d’informations sur ces processus seront partagées par les facilitateurs des secteurs sociaux et des sous-régions dans les prochaines semaines.

Après un an de pandémie : comment continuer à se retrouver tou.te.s ensemble ? Une réflexion

Récemment, le Comité de Coordination du MSC a mené une réflexion sur la façon dont nous pouvons continuer à travailler après un an de pandémie, et en prévision d’une situation qui prévaudra pour une grande partie, voire la totalité, de l’année 2021.

Il y a un an, le CC s’est réuni pour redéfinir complètement les priorités du travail du MSC, en poussant à ralentir les processus au sein du CSA et en consacrant plutôt son énergie à rassembler les expériences et les analyses des territoires, ainsi qu’aux demandes politiques pour répondre aux multiples crises simultanées à tous les niveaux, y compris le niveau mondial au sein du CSA. Les rapports des secteurs sociaux du MSC de l’année dernière et les appels persistants en faveur d’une réponse politique mondiale au Covid-19 sous la direction du CSA ont constitué des étapes importantes depuis lors. Étant donné le manque de responsabilité de certains États membres et acteurs au sein du CSA, cette pression devra être poursuivie cette année, avec les principaux États membres et acteurs qui ont fortement demandé au CSA de jouer un rôle de premier plan dans une politique multilatérale et coordonnée face aux crises de la faim qui ont été, et seront encore, exacerbées par la pandémie.

Sur le plan interne, nous avons également constaté que la plupart des mouvements sociaux, des peuples autochtones et des organisations de base se sont fortement engagés à répondre aux nouvelles urgences au niveau communautaire et national. Il ne s’agit pas seulement des impacts directs de la pandémie, mais de plusieurs dimensions : répression brutale et autoritarisme en hausse dans de nombreux pays, réduction de l’espace pour les organisations de la société civile, forte augmentation de la violence contre les femmes et les filles, discrimination structurelle, racisme, sexisme, inégalités croissantes et violations systématiques des Droits humains, les inégalités dans la distribution et l’utilisation des vaccins en sont une parfaite illustration.

Dans ce contexte, les gens ont moins de temps et d’énergie à consacrer au niveau mondial, qui nécessite une priorisation encore plus forte. Les lacunes technologiques affectent le travail au sein du MSC, étant donné que la mauvaise connectivité Internet et les coupures de courant sont beaucoup plus fréquentes dans certaines régions que dans d’autres. Plusieurs appels au sein du MSC ont révélé que de nombreuses personnes se sentent dépassées et fatiguées face aux multiples urgences et aux évolutions inquiétantes sur de nombreux fronts, sans voir beaucoup d’espoir à l’horizon. Dans cette situation, nous devons renforcer notre interconnexion, notre esprit et notre pratique de la solidarité et de l’interrelation dans l’espace mondial du MSC.

Par conséquent, le Comité de coordination du MSC a convenu de consacrer plus de temps et d’énergie à notre communauté interne, par le biais de plus d’échanges et de consultations au niveau des régions et des secteurs sociaux, pour être ensemble en ces temps étranges où des mondes différents semblent se sentir séparés, et pour connecter nos pensées, nos luttes et nos espoirs autant que possible afin de construire nos visions communes.

Refonte du site web du MSC

Le temps est venu de réorganiser le site web du CSM. Aidez-nous à améliorer sa conception et sa structure en nous faisant part de vos suggestions. Nous avons préparé un court questionnaire anonyme que nous vous serions reconnaissants de bien vouloir remplir avant le lundi 12 avril.


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