Gouvernance de l’alimentation

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Groupe de Travail du MSC sur la Gouvernance de l’alimentation

Coordinateur:

Thierry Kesteloot -Oxfam Solidarité (Belgique)

Pour voir la liste complète des membres du Groupe de travail cliquez  ici

Pour rejoindre le groupe de travail s’il vous plaît écrire au Secrétariat du MSC au cso4cfs@gmail.com

 

Termes de référence pour le GT du MSC sur la gouvernance de l’alimentation 

Le rôle du Groupe de travail du MSC sur la gouvernance de l’alimentation consisterait à soutenir le Comité de coordination, le Groupe consultatif et les autres GT du MSC de manière transversale sur les questions relatives au rôle du CSA dans l’architecture globale de la gouvernance de l’alimentation. Dans ce contexte, le GT adoptera une approche proactive des questions critiques suivantes :

  • Le rôle du CSA dans la gouvernance de l’alimentation et de la nutrition et ses liens avec les autres espaces et institutions de nature normative ainsi qu’avec les autres instances, plateformes et initiatives internationales ;
  • Le rôle du CSA et ses liens avec les autres niveaux de gouvernance de l’alimentation et de la nutrition, notamment aux niveaux régional et national, et les institutions et processus connexes ;
  • Les bases des droits humains sur lesquelles repose le CSA, en mentionnant particulièrement mais pas exclusivement le droit à une alimentation alimentaire et à la nutrition dans le contexte de l’indivisibilité de l’ensemble des droits humains ;
  • Les défis liés aux conflits d’intérêts au sein du CSA et l’exploration des manières possibles permettant de les aborder.

Le GT soutiendra également le Comité de coordination et le Groupe consultatif pour répondre aux points sélectionnés du processus de suivi de l’évaluation du CSA liés aux points précédents.

En outre, le GT suivra également l’axe de travail du CSA lié au Rapport du HLPE sur les « Partenariats multipartites visant à financer et améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition dans le cadre du Programme de développement à l’horizon 2030 » et facilitera la contribution du MSC au processus qui en émanerait. Si nécessaire, un sous-groupe pourrait être établi pour aborder cet axe de travail.

Processus 2018-2019

3 Décembre 2018

23 Novembre 2018

Réunion du Groupe Consultatif et Bureau du CSA

Document de contexte pour cette point d’ordre du jour:

Processus 2017-2018

18 Octobre- CSA 45 Séance Plénière

Déclaration plénière du MSC sur le rapport du Groupe d’experts de haut niveau sur les partenariats multipartites

18 octobre 2018

Thierry Kesteloot, Oxfam Solidarité (Belgique)

La traduction des rapports du Groupe d’experts de haut niveau est une exigence minimale pour garantir une discussion inclusive. Malheureusement, ce n’est pas la première fois que nous ne pouvons pas discuter des précieuses contributions du HLPE au CSA en raison d’un manque d’engagement financier. Il est donc également impossible d’avoir une analyse pleinement inclusive de la part du MSC. Continuez ici!

« Partenariats multipartites visant à financer et améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition dans le cadre du Programme de développement à l’horizon 2030 »

Documents de contexte pour la session: 

Annotations: 

  • Le rapport HLPE complet n’a pas encore été traduit dans toutes les langues officielles de l’ONU en raison du manque de fonds.
  • La discussion doit mettre en évidence le processus politique de suivi pour ce rapport.
  • Un facilitateur/trice doit encore être identifié pour cette session

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23 Juillet 2018

Réunion du Groupe Consultatif et Bureau du CSA

Document de contexte pour cette point d’ordre du jour

27 Juin 2018

Presentation du Rapport du HLPE « Partenariats multipartites visant à financer et améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition dans le cadre du Programme de développement à l’horizon 2030 » 

(Seulement disponible en anglais)

14 Juin 2018

Février 2018

Rapport du HLPE sur les  « Partenariats multipartites visant à financer et améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition dans le cadre du Programme de développement à l’horizon 2030 » 

 

Octobre 2017

Contexte du Processus: Extrait du PTPA  2018-2019 apprové par la Séance Plénière du CSA 44

Partenariats multipartites visant à financer et améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition dans le cadre du Programme de développement à l’horizon 2030

42. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Programme 2030) indique non seulement les objectifs de développement durable (ODD), mais aussi les moyens à mettre en œuvre pour les réaliser, compte tenu du Programme d’action d’Addis-Abeba adopté lors de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement. Le Programme d’action d’Addis-Abeba reconnaît que l’accès à une alimentation suffisante et nutritive, l’agriculture et le développement rural ainsi que l’élimination de la faim constituent un même domaine d’action élargi dans lequel des investissements accrus et mieux ciblés, soutenus par un financement suffisant, sont nécessaires et pourraient générer des avantages transversaux en termes de développement durable. Le Programme d’action prend aussi explicitement acte du rôle que jouent les Principes du CSA pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires.

43. Les partenariats à parties prenantes multiples sont appelés à jouer un rôle croissant dans la mise en œuvre du Programme, aux fins de la réalisation des objectifs ambitieux que celui-ci définit, comme il ressort expressément de l’ODD 17 «Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser». Ces partenariats constituent un moyen essentiel de mobiliser et de mettre en commun les données d’expérience, les technologies, les connaissances et les ressources en vue de concrétiser les ODD, notamment en matière de sécurité alimentaire, de nutrition et d’agriculture durable. Compte tenu de l’envergure du Programme 2030, une attention particulière doit être portée aux moyens de mise en œuvre et, notamment, aux mesures à prendre pour mobiliser les ressources nécessaires. Par ailleurs, pour être efficaces, les partenariats à parties prenantes multiples doivent adopter des approches innovantes, viables et évolutives propres à assurer une mise en œuvre intégrée du Programme.

44. Les partenariats ont un caractère multipartite dans la mesure où ils rassemblent différents acteurs, aux niveaux national et international, selon des combinaisons diverses: gouvernements, organisations humanitaires et organismes de développement, organismes et organes des Nations Unies, donateurs, fondations, société civile et secteur privé. À ce titre, ils constituent un moyen prometteur et innovant d’améliorer l’efficacité du financement du développement dans le cadre du Programme 2030, sachant que des financements pluriannuels sont essentiels à l’efficacité des partenariats.

45. Il existe de nombreux types de partenariats, dont certains ont été amplement décrits, mais on ne dispose pas d’étude comparative et systémique qui permettrait de tirer des enseignements des partenariats multisectoriels qui sont (ou ont été) opérationnels en matière de sécurité alimentaire et de nutrition. Il faudrait qu’on sache quels types de partenariats offrent le meilleur potentiel pour faciliter la mise en œuvre du Programme 2030 et quels sont les partenariats les plus prometteurs en termes de financements innovants et d’accès aux ressources, de transfert de technologie et de renforcement des capacités.

46. En octobre 2016, le Groupe d’experts de haut niveau a été invité à faire le point sur les nouveaux éléments factuels, analyser les tendances, recenser les possibilités nouvelles et les défis à relever et, enfin, formuler des recommandations susceptibles de déboucher sur des politiques fondées sur des données concrètes, s’agissant des partenariats propres à mobiliser des moyens au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Il a également été invité à examiner la possibilité de renforcer le rôle et l’efficacité des partenariats à parties prenantes multiples comme moyen de renforcer l’effort d’innovation, les ressources et les mesures prises pour réaliser les ODD, une attention particulière étant portée aux objectifs relatifs à la sécurité alimentaire et à la nutrition.

47. Ce travail tiendrait également compte des mesures indiquées dans le Programme d’action d’Addis-Abeba, un intérêt particulier étant porté aux moyens de mise en œuvre pour la réalisation des objectifs en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, ces moyens provenant de sources diverses et s’inscrivant dans le cadre de divers accords de partenariat, à savoir notamment: ressources nationales publiques et privées; ressources privées extérieures (avec ou sans but lucratif); ressources publiques extérieures (aide publique au développement); et ressources non financières, comme indiqué dans le Programme d’action d’Addis-Abeba.

Pertinence et impact

48. Le rapport du Groupe d’experts de haut niveau pourrait apporter une contribution utile à la mise au point des politiques, initiatives et investissements nécessaires à un financement et une mise en œuvre efficaces du Programme 2030, une attention particulière étant portée aux objectifs relatifs à la sécurité alimentaire et à la nutrition, et à l’établissement de partenariats multipartites aux niveaux mondial, régional et national. Il permettrait de formuler des recommandations concernant les possibilités et les défis associés aux différentes formes de partenariats à parties prenantes multiples.

49. En demandant ce rapport, le CSA contribue aux efforts consentis au niveau mondial pour concrétiser les ODD; il rattacherait les objectifs liés à la sécurité alimentaire et à la nutrition (notamment l’ODD 2 et d’autres) à l’ODD 17 et appellerait l’attention sur les différents types de partenariats susceptibles d’assurer des financements plus importants et plus efficaces au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition. Les enseignements et les recommandations qui en seraient issus pourraient aussi être utiles à la mise en œuvre de l’ensemble du Programme 2030.

50. De par son mandat et de par sa capacité à rapprocher examen factuel et débats politiques concrets faisant intervenir de multiples acteurs, le CSA est particulièrement bien placé à cet égard. Il rassemble des parties prenantes qui sont dotées d’une grande expérience en matière de partenariat. Par ailleurs, les Principes du CSA pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, particulièrement pertinents aux fins du rapport, attestent la capacité du Comité à évaluer et à définir le rôle des différentes parties prenantes dans le cadre d’un partenariat. La question des partenariats exige une approche multidisciplinaire que le Groupe d’experts de haut niveau peut assurer d’une manière particulièrement efficace de par sa capacité à mobiliser, dans toutes les régions du monde, l’éventail des compétences requises, depuis l’économie agricole, les finances, la gouvernance et la sociologie jusqu’au développement rural.

51. Il existe tout un corpus de recherches et de nombreuses initiatives, aux niveaux national, régional et mondial, sur les partenariats et les mécanismes de financement, qui viennent notamment à l’appui des débats débouchant sur le Programme 2030 et constituent un ensemble important d’éléments factuels dont on peut tirer parti.

Points à examiner

52. Le Groupe d’experts de haut niveau a été invité à étudier les partenariats quant à leur efficacité, à leur incidence et à leurs résultats au regard des objectifs de sécurité alimentaire et de nutrition, dans le cadre du Programme 2030. Son rapport doit permettre de déterminer comment les partenaires peuvent renforcer leur coopération dans le cadre de partenariats pleinement opérationnels, à parties prenantes multiples travaillant conjointement à la réalisation d’objectifs communs:

  • partenariats/plateformes sur le modèle du CSA, établis au niveau national pour traiter les questions de sécurité alimentaire et de nutrition et aider les pays à mettre en œuvre les produits du Comité;
  • partenariats public-privé-producteurs pour une agriculture durable;
  • partenariats faisant intervenir les systèmes des Nations Unies, notamment partenariats pilotés par des organismes des Nations Unies et partenariats à parties prenantes multiples faisant intervenir des organismes des Nations Unies s’occupant de la sécurité alimentaire et de la nutrition;
  • partenariats avec des institutions multilatérales de financement du développement, visant notamment des opérations d’investissement du secteur privé, en particulier pour améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises de l’agroalimentaire aux financements;
  • partenariats rassemblant des organisations de producteurs agricoles et des associations et coopératives d’agriculteurs;
  • partenariats avec des fondations (philanthropiques) au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition et d’une agriculture durable;
  • partenariats pour une consommation durable et responsable au service de la sécurité alimentaire et d’une meilleure nutrition;
  • plateformes nationales et régionales visant à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition;
  • coopération Sud-Sud et coopération triangulaire;
  • partenariats pour la sécurité alimentaire et la nutrition visant à ce que personne ne soit laissé pour compte, une attention particulière étant portée sur les aspects pertinents – protection sociale, préparation aux situations d’urgence et intervention en cas de crise, et renforcement des capacités.

Objectifs et résultats escomptés

53. Après le lancement du rapport, qui devrait être publié d’ici la fin de juin 2018, un facilitateur sera choisi parmi les membres du CSA pour inviter les membres et les participants intéressés à examiner les éléments factuels présentés dans le rapport du Groupe d’experts de haut niveau, discuter des possibilités offertes par les divers partenariats dans le cadre de la sécurité alimentaire et de la nutrition, en vue de réaliser le Programme 2030, de mettre en place des financements innovants et d’élargir l’accès aux ressources. Les parties prenantes du CSA sont invitées à examiner les éléments du rapport qui pourraient étayer les débats sur d’autres activités du CSA en cours, notamment les travaux sur l’urbanisation et la transformation des zones rurales, les travaux sur les systèmes alimentaires et nutritionnels ainsi que la contribution du Comité au Forum politique de haut niveau pour le développement durable.