Le MSCPA accueille favorablement le projet de plan d’action en tant que squelette initial du plan d’action et souhaite souligner à nouveau l’importance capitale de ce volet de travail. Le projet de plan d’action comporte plusieurs éléments positifs qui soulignent la nécessité d’une collaboration, d’un soutien et d’une coordination pour renforcer l’utilisation et l’application des résultats des politiques du CSA, et le MSCPA se félicite également de la structure du document.

Pour le MSCPA, il est fondamental de s’assurer que le travail que nous réalisons dans cet espace mondial est unique et répond aux préoccupations et aux propositions des personnes sur le terrain de manière participative, et que les résultats qui sont négociés ici retournent dans les territoires et y transforment les réalités, en soutenant la réalisation progressive du droit à l’alimentation dans les différents contextes régionaux et nationaux, en les traduisant en politiques et en législations pertinentes dans les différents territoires, en mettant en oeuvre les politiques et en contrôlant les processus de mise en oeuvre ainsi que leurs effets.

Nous considérons que le travail sur l’adoption et l’application des résultats politiques du CSA est étroitement lié à la fonction de coordination du CSA – qui promeut les liens du CSA avec d’autres espaces pour lesquels nos résultats politiques sont pertinents – et nous considérons comme une grande opportunité la coïncidence entre le workstream sur l’adoption et le vingtième anniversaire des lignes directrices sur le droit à l’alimentation.

Bien qu’il reste encore beaucoup à clarifier et à concrétiser dans le plan d’action, le MSCPA apprécie cette liste détaillée de rôles et de responsabilités et se réjouit de travailler avec les membres du CSA et les homologues des participants dans les capitales, les communautés et les territoires pour s’assurer que les cadres politiques du CSA atteignent leur objectif, de Rome à la maison.

Le MSCPA a quelques suggestions générales pour améliorer les domaines d’action existants et en ajouter d’autres. Nous avons proposé un texte concret à ajouter au projet de plan d’action (voir annexe). Ces propositions répondent principalement aux points clés suivants.

1. Droit à une alimentation adéquate :

La référence au droit à l’alimentation est actuellement absente du plan d’action et devrait être incluse dans l’ensemble du document en tant que cadre général (par exemple, dans l’introduction, au point 1.A.1, au point 1.B.7, au point 2.B.4).

2. Participation sociale :

L’importance de la participation sociale doit être soulignée afin de mettre l’accent sur les plus vulnérables tout au long du processus et à tous les niveaux. En ce qui concerne l’utilisation des résultats des politiques du CSA, il est essentiel de développer et/ou de renforcer les espaces nationaux multisectoriels et de coordination fondés sur les Droits humains. Ces plateformes pilotées par les gouvernements doivent être mises à profit pour l’utilisation des produits du CSA, tout en améliorant leur caractère inclusif et la représentation des plus vulnérables grâce à la participation des mouvements sociaux. Le CONSEA au Brésil est une bonne pratique d’un tel espace multi-acteurs, dans lequel la participation sociale et les échanges horizontaux sont garantis. Travailler avec des réseaux de parlementaires peut également être une idée à envisager. La FAO a fait beaucoup de travail dans ce domaine en Amérique latine et en Afrique. Par conséquent, nous suggérons de concrétiser le point 2.B.3 à cet égard.

3. Propriété :

L’utilisation des produits du CSA augmente lorsqu’il y a appropriation. Cela souligne la nécessité de mettre en place des processus inclusifs, le CSA fournissant l’environnement nécessaire pour permettre à tous les acteurs de participer de manière significative, c’est-à-dire assurer l’interprétation de tous les GTCNL, des sessions de l’AG/Bureau, etc. Par conséquent, et en cohérence avec le titre de ce chantier, nous suggérons que les sections A soient intitulées “Actions visant à renforcer l’appropriation et l’utilité des accords politiques du CSA”.

En ce qui concerne l’utilité et l’appropriation des résultats politiques du CSA par les autres agences des Nations Unies, nous considérons qu’il est essentiel de souligner que les résultats politiques du CSA jouissent d’une grande légitimité en raison de ses processus uniques de convergence politique inclusive et devraient donc être pris en compte par les autres agences des Nations Unies. Les VGGT en sont un excellent exemple puisqu’ils ont été inclus dans une résolution de la CCD et ont donc été adoptés en tant qu’instrument politique contraignant.

4. Responsabilité des États membres :

Comme indiqué dans l’introduction du projet de plan d’action, “les États membres sont responsables au premier chef de la promotion du CSA ainsi que de l’utilisation et de l’application des accords de politique générale du CSA à tous les niveaux”. Même si les politiques approuvées ne sont pas contraignantes, les représentants des États membres qui se réunissent et participent aux négociations s’engagent à sensibiliser leurs gouvernements à ces politiques et à en tirer parti pour les réformer. Ce point pourrait être davantage souligné, par exemple par un chapeau fort aux points 1 et 2.

5. Rôle des agences basées à Rome (ABR) :

Dans la section des agences des Nations unies, nous voudrions souligner le rôle important que jouent les EBR, d’une part en accueillant le CSA et en soutenant la convergence des politiques sur le plan technique, d’autre part en soutenant la diffusion des résultats par l’intermédiaire de leurs bureaux nationaux et régionaux et dans les espaces de gouvernance nationaux où ils interagissent.

6. Peuples autochtones :

Le MSCPA demande que le plan d’action fasse systématiquement référence aux organisations des peuples autochtones en plus des organisations de la société civile.

7. Stratégie actualisée de suivi et d’évaluation : Le MSCPA considère que le plan d’action présente une grande opportunité de mettre en pratique les recommandations de l’évaluation du CSA de 2017/2018 qui devraient être prises en compte. À cet égard, nous proposons d’ajouter au point 1.B.4 une mention indiquant que la stratégie actualisée proposée pour le suivi et l’évaluation doit respecter les principes définis précédemment et s’appuyer sur le cadre pour les activités liées au suivi. Ces deux éléments sont mentionnés dans l’annexe.

Télécharger l’annexe * Traduit de l’anglais à l’aide d’un logiciel

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