Note du Groupe de Liaison du MSC sur le Sommet sur le Systèmes Alimentaires

Les principales préoccupations formulées dans la lettre du MSC sur le Sommet sur les systèmes alimentaires restent sans une réponse adéquate

Note du Groupe de Liaison du MSC suite à la réunion avec le Président du CSA et l’Envoyée Spéciale pour le Sommet sur les Systèmes Alimentaires des Nations unies (UNFSS)

Le 24 mars, à l’invitation du président du CSA, les membres du groupe de liaison du MSC sur l’UNFSS ont rencontré l’Envoyée spéciale de l’UNFSS et d’autres membres du personnel de direction de l’UNFSS. Le MSC a saisi cette occasion pour exprimer une multitude de préoccupations concernant la structure, l’orientation et la gouvernance de l’UNFSS. En particulier, le MSC a souligné l’incapacité du sommet à prendre en compte de manière adéquate les déséquilibres de pouvoir flagrants que les entreprises détiennent sur les systèmes alimentaires, l’absence d’une base de droits humains pour le sommet qui articule clairement les rôles et les responsabilités des États pour défendre les détenteurs de droits contre les comportements d’exploitation et de recherche de profit des entités du secteur privé, et le besoin urgent de transformer fondamentalement les systèmes alimentaires des entreprises, en particulier dans le contexte de la crise du COVID en cours. Ces préoccupations, telles que formulées dans une lettre adressée le 9 février par le MSC au président du CSA, ont recueilli un soutien important de la part de la société civile et des mouvements sociaux à l’échelle mondiale, plus de 200 organisations ayant approuvé les demandes du MSC.

Les déclarations d’ouverture de l’Envoyée spéciale de l’UNFSS au cours de la réunion ont souligné l’importance de s’attaquer à la crise climatique et ont spécifiquement insisté sur le rôle unique du CSA, en tant que seul forum politique mondial approprié pour négocier la politique des systèmes alimentaires et les résultats de l’UNFSS. Mais le MSC a été déçu de voir que les dirigeants de l’UNFSS n’ont pas répondu à ses questions et demandes essentielles.

En particulier, la seule réponse de la direction de l’UNFSS aux inquiétudes concernant les conflits d’intérêts des entreprises au sein du sommet a été d’indiquer que les entreprises sont encouragées à s’engager dans le processus en tant qu’acteurs pertinents dans le contexte des systèmes alimentaires, et qu’elles sont autorisées à participer aux pistes d’action du sommet si elles sont représentées par une association, sans aucune indication sur la manière dont le pouvoir de ces entreprises sera contrôlé par le cadre des événements opaques des dialogues nationaux et indépendants de l’UNFSS qui précèdent le sommet lui-même.

Lorsque le MSC a contesté l’importance d’une structure de gouvernance du sommet claire et équitable qui garantisse que la société civile et les mouvements sociaux puissent s’organiser de manière autonome et orienter l’ordre du jour du sommet conformément à l’appel du MSC à la transformation des systèmes alimentaires des entreprises et à la mise en œuvre des cadres des droits humains, la seule réponse de la direction de l’UNFSS a été d’offrir au MSC la possibilité de s’engager dans les pistes d’action et les événements de dialogue de l’UNFSS, sans fournir de détails sur la manière dont les contributions des événements de dialogue sont évaluées ou donnent la priorité aux voix des communautés de base, de première ligne et paysannes.

Les préoccupations du MSC concernant le pouvoir incontrôlé des acteurs du monde des affaires, les conflits d’intérêts et la gouvernance du Sommet ont été aggravées par les déclarations de la direction de l’UNFSS suggérant que nous devons également entendre les bonnes entreprises lorsque les États débattent des systèmes alimentaires et de la mise en œuvre des ODD, ce qui indique que la direction de l’UNFSS semble avoir une incompréhension fondamentale de la longue histoire de la capture des institutions publiques par les entreprises et, en retour, de la marginalisation par les États des droits et des intérêts des organisations de la société civile au-delà du CSA.

Alors que la délégation du MSC a apprécié l’effort du président du CSA pour organiser le dialogue entre l’Envoyé spéciale de l’UNFSS et le groupe de liaison du MSC, il est clair que la direction de l’UNFSS ne répond pas de manière adéquate aux préoccupations et aux appels à la responsabilité exprimés par les groupes de base du MSC qu’elle prétend servir. Ainsi, à l’issue de la réunion, le MSC a réitéré avec force que nos préoccupations et nos demandes ne sont toujours pas prises en compte par la direction de l’UNFSS et que nous ne pouvons pas monter sur un train qui va dans la mauvaise direction, c’est-à-dire vers un renforcement du statu quo du pouvoir des entreprises dans nos systèmes alimentaires.

 

Principales communications du MSC et du CSA sur le Sommet des Nations Unies sur les Systèmes alimentaires

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