Alors que le Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires prend forme, il est évident qu’il n’a pas l’intention de déclencher les profonds changements systémiques nécessaires pour relever les défis massifs auxquels le monde est confronté, notamment les crises de la faim et du climat. Le Mécanisme de la société civile et des peuples autochtones craint que le Sommet représente un effort pour préserver et perpétuer les intérêts d’un système de commerce, d’investissement et de finance mondialisé et dominé par les entreprises, qui profite aux 10 % de la population mondiale, mais qui fait des ravages sur notre planète et la majorité des habitants de la planète.

En décembre 2019, le Secrétaire général des Nations unies a annoncé qu’il accueillerait un Sommet des systèmes alimentaires en 2021, avec pour objectifs de maximiser les avantages d’une approche des systèmes alimentaires dans l’ensemble de l’Agenda 2030, de relever les défis du changement climatique, de rendre les systèmes alimentaires inclusifs et de soutenir une paix durable.

Mais le Sommet est sous le feu des critiques de centaines de petits producteurs alimentaires, d’ONG et d’organisations de la société civile et des peuples autochtones – dont le Mécanisme de la société civile et des peuples autochtones (MSC) – qui estiment que le Sommet ignore les droits humains et laisse de côté les petits producteurs qui pourtant produisent 70 à 80 % de la nourriture mondiale, privilégiant plutôt les intérêts des entreprises.

En mars 2020, le MSC, ainsi que plus de 400 organisations, ont envoyé une lettre au Secrétaire général pour lui faire part de leurs principales préoccupations, soulignant l’influence indue des entreprises, l’absence de fondement en matière de droits de l’homme et le manque de transparence du processus. Cette lettre est restée sans réponse à ce jour.

En octobre 2020, le MSC et d’autres organisations de personnes les plus touchées par la faim, la malnutrition et la destruction écologique ont lancé une invitation ouverte à unir leurs forces pour contester ce Sommet qui devrait avoir lieu en septembre 2021. Cette nouvelle plateforme d’organisations et d’individus prend le nom de “Réponse autonome des peuples au Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires”.

Enfin, en mai 2021, ceux et celles qui ont répondu à l’invitation ouverte ont décidé d’organiser un contre-événement en parallèle du pré-sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires. L’événement, intitulé Contre-mobilisation des peuples pour la transformation des systèmes alimentaires des entreprises, se déroulera sous un format hybride les 25, 26 et 27 juillet.

Il est temps de connecter nos luttes et de combattre ensemble pour un monde meilleur basé sur le respect mutuel, la justice sociale, l’équité, la solidarité et l’harmonie avec notre Terre Mère.

Non aux systèmes alimentaires des entreprises !  Rejoignez la contre-mobilisation des peuples en juillet. Plus d’informations sur le programme en ligne et hors ligne de notre événement de trois jours seront bientôt disponibles sur ce site.
 

Plus d’informations sur la position du MSC vis-à-vis du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires.

 

Contact

Courriel: [email protected]

Twitter: @CSM4CFS

Rejoignez l’appel ouvert

Les organisations représentant les personnes les plus touchées par la faim, la malnutrition et la destruction écologique lancent cette invitation à vous unir à eux et elles pour contester et s’opposer au prochain Sommet de l’ONU sur les systèmes alimentaires prévu en septembre 2021.

Consultez le site web (bientôt disponible)

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Pour contester le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires!

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